Une trentaine de nations dénoncent les exécutions de manifestants en Iran
La France, le Royaume-Uni et le Canada figurent parmi les pays condamnant fermement la répression menée par Téhéran contre les mouvements de contestation populaire.

Une coalition internationale composée d'une trentaine d'États s'est élevée contre le recours à la peine de mort par les autorités iraniennes à l'encontre de manifestants. Cette prise de position commune, à laquelle se sont joints notamment la France, le Royaume-Uni et le Canada, intervient dans un contexte de tensions extrêmes en République islamique d'Iran, marquée par une répression sévère des mouvements de rue.
Le pouvoir central iranien a officiellement reconnu un bilan humain s'élevant à plus de 3 000 morts depuis le début des troubles. Cette reconnaissance chiffrée témoigne de l'ampleur inédite des heurts qui secouent le pays, bien que les interprétations sur l'origine de ces décès divergent radicalement entre Téhéran et la communauté internationale.
Les accusations de Téhéran
Pour justifier cette escalade de la violence et l'usage de la force létale, les autorités iraniennes rejettent la responsabilité des troubles sur des influences extérieures. Le gouvernement impute ainsi les violences à des « actes terroristes » qu'il affirme être orchestrés par des puissances étrangères, citant explicitement les États-Unis et Israël comme les commanditaires de ces actions de déstabilisation.
Le pouvoir central iranien a officiellement reconnu un bilan humain s'élevant à plus de 3 000 morts depuis le début des troubles.
Cette rhétorique permet au pouvoir iranien de présenter les exécutions non comme une répression politique, mais comme une mesure de sécurité nationale face à une ingérence étrangère. Cependant, cette ligne de défense est vigoureusement contestée par la trentaine de pays signataires de la condamnation, qui y voient une atteinte aux droits fondamentaux des citoyens iraniens.
Un isolement diplomatique accru
La participation de nations occidentales de premier plan à cette déclaration souligne l'isolement croissant de l'Iran sur la scène internationale. En ciblant spécifiquement les exécutions de manifestants, ces États cherchent à exercer une pression diplomatique coordonnée pour mettre fin aux sentences capitales prononcées dans le cadre des procès liés aux manifestations.
La situation reste hautement instable alors que le dialogue entre Téhéran et les capitales occidentales semble de plus en plus difficile. La reconnaissance par les autorités iraniennes de milliers de victimes constitue une étape majeure dans la communication officielle de la crise, tout en cristallisant les tensions avec les pays défenseurs des droits de l'homme.
D’après Le Monde Proche-Orient.



