Une ancienne sépulture reconvertie en commerce au cimetière de la Recoleta
Les autorités de Buenos Aires ont lancé un appel d'offres pour installer un kiosque de services touristiques et de restauration à emporter dans un ancien caveau familial.

Le cimetière de la Recoleta, site emblématique de la capitale argentine, est au cœur d'une polémique suite à une décision administrative inédite. Le gouvernement local de Buenos Aires a officiellement lancé un appel d'offres visant à transformer une ancienne structure funéraire en un espace commercial. Ce projet prévoit l'installation d'un kiosque qui proposera de la nourriture à emporter, des souvenirs ainsi que divers services destinés aux nombreux touristes fréquentant les lieux.
L'emplacement choisi pour cette reconversion est un ancien caveau familial dont les cercueils ont été préalablement retirés. Cette initiative marque un tournant dans la gestion de ce patrimoine historique, traditionnellement réservé au recueillement et à l'hommage aux personnalités illustres de l'Argentine. En ouvrant ce site à une exploitation commerciale directe, la municipalité cherche à adapter l'infrastructure du cimetière aux flux de visiteurs internationaux.
Une initiative contestée
Cette mutation d'un espace sacré en point de vente ne fait pas l'unanimité au sein de la population et des observateurs locaux. Selon les informations rapportées par Courrier International, le projet suscite des critiques et des résistances. Les opposants à cette mesure pointent du doigt un possible manque de respect pour la solennité du lieu et s'interrogent sur la pertinence d'une telle activité commerciale au milieu des sépultures.
Le cimetière de la Recoleta, site emblématique de la capitale argentine, est au cœur d'une polémique suite à une décision administrative inédite.
La Recoleta est l'un des cimetières les plus visités au monde, célèbre pour son architecture néoclassique et les figures historiques qui y reposent. L'introduction d'un service de restauration rapide et de vente de bibelots à l'intérieur même de l'enceinte funéraire constitue une rupture avec les usages établis. Le gouvernement local n'a pas encore précisé les modalités exactes de l'aménagement architectural de ce futur kiosque, qui devra s'insérer dans le cadre très protégé du cimetière.
D’après Courrier International.



