Sud du Liban : les pompiers alertent sur la destruction des zones boisées
Selon les services de secours locaux, les opérations militaires israéliennes provoquent d'importants incendies de forêt, entravant parfois les interventions d'urgence dans les secteurs proches de la ligne de front.

Depuis la proclamation d'un cessez-le-feu le 17 juin dernier, le sud du Liban est le théâtre d'incendies récurrents affectant de vastes étendues forestières. Selon les témoignages recueillis auprès de la Défense civile libanaise, ces sinistres seraient la conséquence directe de l'usage de fusées éclairantes et de bombardements par l'armée israélienne. Cette situation aggrave la pression sur les services de secours dans une région déjà fragilisée par les tensions militaires.
Le mardi 11 août, un nouvel incident a été signalé dans une zone boisée située à proximité de la localité de Khiam. L'armée israélienne y a largué des fusées éclairantes, déclenchant un feu qui s'est rapidement propagé à la végétation environnante. Les pompiers dépêchés sur les lieux pour maîtriser le brasier ont été contraints de se replier après l'intervention d'un drone israélien ayant frappé à proximité de leur position.
Un impact environnemental majeur
Hussein Fakih, chef de la Défense civile de la région de Nabatieh, a précisé au quotidien britannique The Guardian que la lutte contre les incendies constitue désormais l'essentiel des activités de ses équipes. Bien que le bilan chiffré exact reste difficile à établir, l'officier estime qu'environ 30 à 40 % des terres situées dans les secteurs limitrophes de la ligne de front ont été touchées par les flammes.
Cette situation aggrave la pression sur les services de secours dans une région déjà fragilisée par les tensions militaires.
Ces destructions touchent d'immenses zones boisées, transformant durablement le paysage naturel du Sud-Liban. Les autorités locales et les plateformes de surveillance environnementale, telles que le système national d'alerte précoce (NEWSP), pointent du doigt l'utilisation de substances spécifiques. Outre les fusées éclairantes, l'usage de phosphore blanc est mentionné comme l'un des vecteurs de ces départs de feu, qualifiés d'« écocide » par certains observateurs cités par TV5Monde Info.
L'impossibilité pour les secouristes d'accéder en toute sécurité à certains foyers actifs fait peser un risque de propagation incontrôlée. Le blocage des interventions par des moyens aériens, comme rapporté lors de l'incident de mardi, limite la capacité de réponse des services d'urgence face à l'urgence climatique et sécuritaire.
D’après TV5Monde Info.



