Les paramilitaires multiplient les frappes de drones sur Khartoum et plusieurs villes soudanaises
Pour la deuxième journée consécutive, les Forces de soutien rapide ont lancé des attaques aériennes contre la capitale et des zones contrôlées par l'armée régulière soudanaise.

Le conflit soudanais connaît un regain de tensions aériennes dans la zone urbaine de Khartoum. Ce jeudi 13 août, pour la deuxième journée consécutive, les Forces de soutien rapide (FSR) ont déployé une série de drones sur la capitale. Ces frappes ciblent des secteurs stratégiques désormais tenus par les forces gouvernementales, marquant une nouvelle étape dans l'instabilité qui frappe le pays.
Selon les informations rapportées par Libération Monde, les attaques ne se limitent pas à l'agglomération de Khartoum. Plusieurs autres villes actuellement sous le contrôle de l'armée régulière ont également été visées par ces engins télécommandés. Cette offensive aérienne d'envergure est menée par les troupes paramilitaires placées sous le commandement du général Mohamed Hamdan Daglo.
Un enjeu territorial persistant
La capitale soudanaise demeure au cœur des affrontements entre les deux factions rivales qui se disputent le pouvoir. Khartoum avait été reprise par les forces gouvernementales au cours de l'année 2025, après des mois de combats urbains intenses. Les frappes de ce jeudi démontrent la volonté des paramilitaires de contester cette souveraineté retrouvée par l'armée.
Le conflit soudanais connaît un regain de tensions aériennes dans la zone urbaine de Khartoum.
L'utilisation massive de drones illustre l'évolution technologique des modes de combat sur le terrain soudanais. Ces appareils permettent aux forces du général Daglo de frapper des infrastructures et des positions militaires au-delà des lignes de front immédiates, sans engager de troupes au sol dans des zones fortement sécurisées par l'armée.
Une situation sécuritaire dégradée
Cette recrudescence des bombardements aériens intervient dans un contexte de fragmentation du territoire. Alors que l'armée régulière tente de consolider ses positions dans les centres urbains majeurs, la menace des drones impose une pression constante sur les dispositifs de défense gouvernementaux. L'enchaînement de ces deux journées d'attaques consécutives suggère une coordination accrue des opérations paramilitaires.
Pour l'heure, le bilan matériel ou humain de ces frappes n'a pas été précisé, mais la répétition des incursions aériennes sur Khartoum souligne la fragilité de la sécurité dans la région métropolitaine. Le face-à-face entre les forces du général Daglo et l'armée régulière continue de structurer une crise dont l'issue demeure incertaine.
D’après Libération Monde.


