Le Cambodge annonce la reprise de ses exercices militaires avec les États-Unis
Après une interruption de dix ans, le gouvernement cambodgien prévoit de renouer avec les manœuvres conjointes américaines dès l'année prochaine, malgré ses liens de plus en plus étroits avec la Chine.

Le gouvernement cambodgien a annoncé son intention de reprendre les exercices militaires conjoints avec les États-Unis au cours de l'année prochaine. Cette décision marque la fin d'une suspension de dix ans des manœuvres bilatérales entre les deux nations, dans un contexte régional marqué par une influence croissante de la Chine en Asie du Sud-Est.
Ce retour à une coopération militaire avec Washington intervient alors que Phnom Penh a considérablement renforcé ses liens de défense avec Pékin ces dernières années. Le pays n'avait pas mené d'opérations d'entraînement de cette envergure avec les forces américaines depuis une décennie, privilégiant d'autres partenaires stratégiques pour la formation de ses troupes.
Un équilibre entre puissances
Le Cambodge maintient des relations diplomatiques et économiques particulièrement denses avec la Chine. Cette proximité s'est traduite concrètement sur le terrain militaire l'année dernière. En 2025, l'armée cambodgienne et les forces chinoises ont en effet réalisé de vastes exercices conjoints, soulignant l'intégration croissante des deux appareils de défense.
Le gouvernement cambodgien a annoncé son intention de reprendre les exercices militaires conjoints avec les États-Unis au cours de l'année prochaine.
La reprise programmée des activités avec les États-Unis suggère une volonté de diversifier les partenariats militaires de la part des autorités cambodgiennes. Bien que l'influence chinoise reste prédominante dans le pays, le rétablissement de ce canal de coopération avec l'armée américaine pourrait modifier la dynamique de sécurité régionale.
Pour l'heure, les détails spécifiques sur l'ampleur ou la localisation exacte de ces futurs exercices n'ont pas été précisés par les sources officielles. Cette annonce s'inscrit néanmoins dans une période de transition pour la diplomatie de défense du pays, qui tente de naviguer entre les intérêts des deux grandes puissances mondiales opérant dans la zone Pacifique.
D’après Le Monde International.



