L'ONU alerte sur la détention de plus de 16 000 civils ukrainiens par la Russie
Une nouvelle étude des Nations unies révèle l'ampleur des détentions arbitraires en Ukraine occupée et dénonce l'usage quasi systématique de la torture contre les prisonniers ukrainiens.

L'Organisation des Nations unies a publié un bilan alarmant concernant le sort des ressortissants ukrainiens capturés par les forces russes depuis le début de l'invasion à grande échelle. Selon les données recueillies par l'organisation internationale, plus de 16 000 civils ukrainiens seraient toujours détenus par les autorités de la Fédération de Russie. Ce chiffre souligne la persistance des disparitions forcées et des arrestations arbitraires dans les territoires sous contrôle russe.
Au-delà du nombre de personnes privées de liberté, le rapport met en lumière des conditions de détention marquées par une violence extrême. Les enquêteurs de l'ONU indiquent que 85 % des détenus civils ukrainiens ont été victimes d'actes de torture ou de mauvais traitements. Ces exactions ne seraient pas des incidents isolés mais se produiraient de façon répétée durant la période de captivité.
Un traitement systémique des prisonniers de guerre
La situation des militaires ukrainiens capturés sur le champ de bataille est jugée encore plus préoccupante par les instances onusiennes. Les statistiques révélées par Euronews indiquent que plus de 95 % des prisonniers de guerre ukrainiens subissent des actes de torture. Ce taux, proche de la totalité des effectifs recensés, suggère une pratique institutionnalisée au sein des centres de détention gérés par Moscou.
Ce chiffre souligne la persistance des disparitions forcées et des arrestations arbitraires dans les territoires sous contrôle russe.
Les Nations unies documentent depuis plusieurs années les violations des droits humains dans le cadre de ce conflit, mais ces dernières données marquent une étape supplémentaire dans la compréhension du système carcéral mis en place dans les zones occupées. Le rapport de l'ONU ne précise pas la localisation exacte de tous les lieux de détention, mais confirme que les mauvais traitements sont une composante majeure de l'expérience des captifs.
Cette annonce intervient alors que les organisations internationales continuent de plaider pour un accès sans entrave aux prisonniers et pour le respect des conventions internationales régissant le droit de la guerre. La question du retour de ces milliers de civils et militaires reste un point de tension diplomatique majeur entre Kiev et Moscou, malgré quelques échanges de prisonniers sporadiques organisés sous médiation étrangère.
D’après Euronews.



