L'Afrique du Sud réclame le remboursement des frais d'expulsion de migrants
Le gouvernement sud-africain a sollicité le Malawi, le Nigeria et l'Éthiopie pour couvrir les coûts liés au renvoi de leurs ressortissants en situation irrégulière en juin dernier.
Le gouvernement sud-africain a officiellement demandé au Malawi, au Nigeria et à l’Éthiopie de rembourser les frais engagés pour l'expulsion de leurs ressortissants. Selon les informations rapportées par Courrier International, cette requête concerne des opérations de rapatriement menées en juin dernier à l'encontre de personnes séjournant illégalement sur le territoire sud-africain.
Pretoria qualifie ces procédures de « mission non financée » pour les finances publiques nationales. Plusieurs ministères de la République d'Afrique du Sud ont en effet dû mobiliser des ressources budgétaires non prévues initialement pour assurer le transport et la logistique de ces retours forcés vers les pays d'origine.
Un enjeu budgétaire pour Pretoria
Cette démarche diplomatique et financière souligne la volonté de l'Afrique du Sud de ne plus assumer seule le coût économique de la gestion migratoire. En présentant « la note » aux pays concernés, les autorités sud-africaines tentent de responsabiliser les États de la région quant à la situation de leurs citoyens à l'étranger.
Pretoria qualifie ces procédures de « mission non financée » pour les finances publiques nationales.
La demande adressée au Malawi, au Nigeria et à l'Éthiopie marque une étape dans la politique migratoire de Pretoria. Les autorités estiment que la prise en charge de ces expulsions pèse lourdement sur les budgets ministériels, qui n'avaient pas de ligne de crédit dédiée à de telles opérations d'envergure menées au début de l'été.
Le dossier met en lumière les tensions budgétaires liées aux flux migratoires en Afrique australe. Pour Pretoria, il s'agit d'équilibrer les comptes après une période d'activité intense des services de l'immigration, tout en envoyant un signal clair aux pays partenaires sur le partage des responsabilités financières liées aux expulsions.
D’après Courrier International.


