Des ressortissants français détenus en Asie pour trafic de stupéfiants via les réseaux sociaux
Au moins treize citoyens français sont actuellement emprisonnés en Thaïlande et à Hongkong après avoir été recrutés sur Snapchat par des réseaux de trafiquants de cannabis.

Une nouvelle filière de trafic de stupéfiants, surnommée « Plan Thaïlande », a conduit à l'incarcération d'au moins treize ressortissants français en Asie du Sud-Est et en Chine. Selon des informations rapportées par Libération Monde, ces individus sont actuellement détenus en Thaïlande ainsi qu'à Hongkong après la découverte de cannabis dans leurs bagages lors de contrôles aéroportuaires.
Le mode opératoire de ces réseaux repose sur l'utilisation intensive des réseaux sociaux, et plus particulièrement de l'application Snapchat. Les trafiquants y publient des annonces attractives proposant des séjours touristiques gratuits à l'étranger. En échange de ces vacances tous frais payés, les recrues, souvent jeunes, acceptent de transporter des bagages dont elles ne connaissent pas nécessairement le contenu exact.
Un recrutement basé sur le contournement
Plusieurs des personnes interpellées affirment avoir été trompées sur la nature réelle de leur mission. Devant les autorités locales, certains détenus ont ainsi assuré qu'ils pensaient transporter du matériel informatique et non des substances illicites. Cette stratégie de dissimulation permet aux organisations criminelles de recruter des « mules » qui ne sont pas issues du milieu délinquant classique.
Le mode opératoire de ces réseaux repose sur l'utilisation intensive des réseaux sociaux, et plus particulièrement de l'application Snapchat.
Les conséquences judiciaires pour ces voyageurs sont extrêmement lourdes. Dans ces juridictions, la législation sur les stupéfiants est particulièrement sévère. Les treize Français identifiés encourent des peines pouvant aller jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité. La justice locale ne fait que rarement la distinction entre les organisateurs du trafic et les transporteurs, même si ces derniers plaident la bonne foi.
Cette situation souligne les risques croissants liés aux offres de voyages sponsorisées circulant sur les plateformes numériques. Les autorités font face à une structuration de réseaux qui exploitent la vulnérabilité de jeunes internautes attirés par des séjours haut de gamme en Asie, sans mesurer la portée des engagements logistiques demandés en contrepartie.
D’après Libération Monde.



